Bossam — poitrine de porc bouillie à envelopper coréenne
Un plat coréen célèbre à base de poitrine de porc pochée doucement avec des aromates — doenjang, gingembre, ail, oignon vert, parfois du café ou de l'oignon — jusqu'à ce qu'elle soit fondante, puis tranchée et servie pour être enroulée à table. On prend une feuille de chou chinois ou de perilla, on y dépose une tranche de porc chaud, une pointe de ssamjang relevé ou de crevettes salées (saeujeotgal), un peu de salade de radis épicée ou de kimchi frais, et l'on mange le tout en une seule bouchée. Maigre mais moelleux, savoureux et frais à la fois, le bossam est un plat de fête et de partage — la pièce maîtresse des rassemblements, traditionnellement préparé pendant la saison de fabrication du kimchi (kimjang).
Faites pocher doucement un morceau de poitrine de porc (avec ou sans couenne) dans de l'eau parfumée au doenjang (pâte de soja), gingembre, ail, oignon vert, oignon et grains de poivre — beaucoup de cuisiniers ajoutent une cuillère de café instantané ou un peu de soju, qui foncent la couleur et atténuent l'odeur de porc — jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement tendre, environ une heure à une heure et demie. Ne la faites pas bouillir à gros bouillons ; un frémissement doux la garde moelleuse. Laissez-la reposer, puis tranchez le porc chaud en fines lamelles. Servez-la avec des feuilles pour enrouler (chou chinois, perilla, laitue), du ssamjang, des crevettes salées (saeujeot) pour tremper, une salade de radis ou de chou assaisonnée et épicée (musaengchae), et du kimchi. Chacun compose sa propre bouchée. Le porc doit être tendre et au goût net, sans être gras.
- Faites frémir doucement la poitrine de porc (jamais à gros bouillons) avec le doenjang et les aromates jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement tendre, pour qu'elle reste moelleuse.
- Une cuillère de café ou un peu de soju et d'oignon dans l'eau fonce la couleur et supprime toute odeur de porc.
- Servez en wrap à composer soi-même : feuilles, ssamjang, crevettes salées, salade de radis épicée et kimchi — chacun assemble sa bouchée.
Equipment
- Grande marmite
- Couteau (pour trancher)
Ingrédients
Porc
- 800 g poitrine de porc, en un seul morceau
- 2 c. à soupe de doenjang ; gingembre, ail, oignon vert, ½ oignon
- Grains de poivre ; 1 c. à café de café instantané ou un trait de soju (facultatif)
Pour enrouler et servir
- Feuilles de chou chinois, feuilles de perilla, laitue
- Ssamjang ; saeujeot (crevettes salées) ; musaengchae (salade de radis épicée) ; kimchi
Préparation
- ÉTAPE01
Portez à ébullition une grande marmite d'eau avec le doenjang, le gingembre et l'ail écrasés, l'oignon vert, l'oignon et les grains de poivre (ainsi que le café ou le soju, le cas échéant, pour foncer la couleur et supprimer toute odeur).
- ÉTAPE02
Ajoutez la poitrine de porc, ramenez à un léger frémissement et laissez cuire — jamais à gros bouillons — jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement tendre à la pointe du couteau, environ 60 à 90 minutes selon l'épaisseur. Maintenez un frémissement doux pour que la viande reste moelleuse.
- ÉTAPE03
Sortez le porc et laissez-le reposer quelques minutes (certains le pressent brièvement sous un poids pour obtenir des tranches plus nettes). Il se sert chaud, mais pas brûlant.
- ÉTAPE04
Tranchez la poitrine de porc chaude en fines lamelles à la taille d'une bouchée, en travers des couches de viande et de gras.
- ÉTAPE05
Disposez le porc tranché avec des feuilles de chou chinois et de perilla, le ssamjang, une petite coupelle de crevettes salées (saeujeot), la salade de radis épicée et le kimchi. Pour déguster, posez le porc et les condiments sur une feuille, enroulez et mangez en une seule bouchée. Chacun compose la sienne.
Make ahead
Vous pouvez pocher le porc à l'avance — il se garde deux jours et se réchauffe bien à la vapeur ou dans son bouillon —, ce qui rend le bossam pratique pour recevoir, puisque la découpe et la mise en place à table sont rapides. La salade de radis (musaengchae) et les condiments peuvent aussi se préparer à l'avance. Pour la meilleure texture, tranchez le porc encore chaud et servez peu après, avec tous les éléments à enrouler disposés bien frais.
Storage
Le bossam est meilleur chaud et fraîchement tranché, mais les restes se conservent 2 à 3 jours au réfrigérateur. Réchauffez le porc tranché en douceur — un bref passage à la vapeur ou un court frémissement dans un peu du bouillon de pochage le garde moelleux (le micro-ondes a tendance à le dessécher). Le bouillon de pochage peut être conservé et réutilisé, ou servir de base à une soupe. Préparez les feuilles à enrouler, la salade de radis et les condiments au dernier moment. Le bossam froid est aussi délicieux dans des wraps frais.
Variations
Gul-bossam
Servi avec des huîtres crues, une version hivernale luxueuse qui marie le porc à des huîtres iodées dans le wrap.
Autres feuilles
Enroulez dans du chou chinois, de la perilla, de la laitue, ou même dans les feuilles saumurées issues de la préparation du kimchi.
Bo ssam (façon restaurant)
Certains servent une version rôtie ou braisée, mais le bossam maison classique est poché tout en douceur.
Serve with
Nutrition per serving
Nutrition values are estimates based on the metric measurements. Adjust as needed.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le bossam ?
Le bossam est un plat coréen de poitrine de porc pochée avec des aromates jusqu'à ce qu'elle soit tendre, puis tranchée et dégustée enroulée dans des feuilles à table. On prend une feuille de chou chinois, de perilla ou de laitue, on y ajoute une tranche de porc, du ssamjang (pâte de soja assaisonnée), des crevettes salées, de la salade de radis épicée et du kimchi, et l'on mange le tout en une bouchée. Le nom vient de « ssam » (enrouler). C'est un plat convivial et festif — maigre et au goût net plutôt que gras — traditionnellement préparé pendant le kimjang, la grande fabrication automnale du kimchi, quand le kimchi frais est à portée de main.
Comment éviter que le porc ait un goût ou une odeur trop marqués ?
Les cuisiniers coréens pochent le porc dans un bouillon aromatique précisément pour supprimer toute odeur de porc et apporter du goût : doenjang (pâte de soja), gingembre, ail, oignon vert, oignon et grains de poivre sont classiques, et beaucoup ajoutent une cuillère de café instantané ou un trait de soju, qui foncent la couleur et neutralisent l'odeur. Un frémissement doux (plutôt qu'une forte ébullition) et un porc bien frais aident aussi. Le résultat doit être net, savoureux et tendre — ni fort en goût ni gras.
Avec quoi sert-on et enroule-t-on le bossam ?
Les accompagnements classiques sont des feuilles pour enrouler (chou chinois, perilla, laitue), du ssamjang à déposer, du saeujeot (crevettes fermentées salées) pour tremper, une salade de radis ou de chou assaisonnée et épicée appelée musaengchae ou bossam-kimchi, et du kimchi ordinaire. Pour déguster, on pose une tranche de porc et un peu de chaque condiment sur une feuille, on l'enroule et on la mange entière. Les condiments frais, épicés et iodés équilibrent la richesse du porc — c'est tout l'intérêt du plat.
Qu'est-ce que le saeujeot et est-il indispensable ?
Le saeujeot, ce sont de minuscules crevettes salées et fermentées — un condiment coréen salé, iodé et gorgé d'umami, qui est la sauce traditionnelle pour tremper le porc du bossam. Un peu suffit ; sa salinité vive tranche magnifiquement la richesse du porc et il est considéré comme l'accord classique. Il n'est pas strictement obligatoire — on peut se contenter du ssamjang — mais le saeujeot est ce que beaucoup de Coréens jugent essentiel à un bossam authentique. On le trouve dans les épiceries coréennes ; à utiliser avec parcimonie.
Puis-je préparer le bossam avec un morceau plus maigre ?
La poitrine de porc est traditionnelle et prisée parce que ses couches de gras la gardent moelleuse et lui donnent ce fondant en bouche après le pochage. Vous pouvez utiliser un morceau plus maigre comme l'épaule de porc (elle restera savoureuse et un peu moins riche), mais les morceaux très maigres peuvent se dessécher : ils demandent un frémissement doux et attentif, sans surcuisson. Une partie du charme du bossam tient au fait que le pochage fait fondre une partie du gras, laissant la poitrine tendre mais au goût plus net que le porc frit — la poitrine est donc vraiment le morceau idéal.
Cooked this? Rate it.
Real ratings from real cooks. We only show a score once enough of you have weighed in — no fabricated stars.